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Manuel du pilote ULM, 17e édition

Formation initiale et maintien des compétences

« À la charnière des années 70/80 sortirent, déjà chez Cépaduès, deux ouvrages monumentaux alors très attendus par leurs publics respectifs, les manuels des pilotes de vol à voile et d’avion. En 1983, pour accompagner le mouvement ULM naissant, un Manuel du Pilote ULM les rejoignit. Il fut rédigé par un groupe de spécialistes de la discipline, de moniteurs du centre national de vol à voile et de pilotes d’essais. Cet amalgame lui conféra à la fois de grandes qualités dans la diversité, mais aussi une certaine hétérogénéité qu’il fallut corriger au fil des éditions. En voici la 11e, supervisée par Régis Le Maître. Le paradoxe, avec l’ULM, c’est que si ces machines sont les plus simples parmi les aéronefs, leur répartition en de multiples sous-classes rend la rédaction d’un socle de connaissances commun plus complexe : il faut toujours prévoir les exceptions et les cas particuliers. L’adjonction au fil du temps de nouvelles classes, autogires, « aérostats légers » (les plus légers des plus légers que l’air…) et hélicoptères, n’a pas simplifié les choses. »

C’est ainsi que nous commencions, en 2015, la présentation de la 11e édition du Manuel du pilote ULM. De l’eau a passé sous les ponts et voici désormais la publication de la 17e édition. L’ouvrage est passé de 348 à 429 pages. On commence par 15 pages de plan détaillé du manuel, au lieu des 4 pages de la 11e édition. L’impression qui domine désormais est celle d’un travail mieux ordonné, ce qui est agréable dans un milieu assez hétérogène de par la multiplication des classes et, souvent de l’origine et du profil des pilotes. Cette définition des classes constitue maintenant un chapitre en lui-même, au lieu de deux simples pages glissées dans l’introduction de 2015. Et chaque type d’aéronef ultra-léger est ensuite décrit, comblant un de nos regrets d’il y a onze ans.

En avançant dans le corps de l’ouvrage, les « phases » de l’apprentissage (et donc du manuel) sont définies plus clairement. Le paramoteur, par exemple, qui faisait étrangement l’objet d’une phase 10, jadis, a repris sa place logique comme chapitre de la phase 2 (principes du vol). Techniquement, les coins des pages correspondant à ces chapitres sont marquées par des onglets colorés, ce qui aide grandement à se repérer et à accéder rapidement au sujet recherché.

Le manuel se termine par plusieurs formules d’indexation :
* glossaire de 11 pages ;
* index, 6 pages ;
* index thématique, 10 pages ;
* liste des mémos de sécurité et table des figures, 4 pages ;
* table des matières, 6 pages.

Au-delà de la mise à jour technique et réglementaire nécessaire pour ce genre d’ouvrage, on note un réel effort didactique qui sera apprécié des élèves en formation, de leurs formateurs, mais aussi des pilotes confirmés qui auront plaisir à venir réviser certaines notions de temps en temps.

Jean-Noël Violette

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En bref
429 pages, 21×29,7 cm, broché, couverture souple. ISBN : 9782383952756 45 €