Il existe de nombreux points communs entre l’avion léger et l’ULM, mais aussi un grand nombre de différences. Et c’est bien là la difficulté de la transition de l’un à l’autre, en particulier de l’avion vers l’ULM. Les similitudes permettent de capitaliser sur l’expérience, mais ne doivent pas masquer les différences qui vont nécessiter de changer d’attitude pour ne pas mettre en danger le pilote, son passager, ainsi que les personnes et les biens qui se trouvent autour de lui.
C’est ainsi que l’auteur, Fabrice Dubost, conclut ce livret assez remarquable, exposant avec clarté les risques et opportunités d’une telle transition, mais aussi les motivations qui peuvent y conduire (coût, visite médicale, etc.). Ce manuel est très pédagogique, vraiment très bien expliqué. Avec beaucoup de recul, il va aider les candidats au changement de brevet/licence à se poser les bonnes questions et à découvrir une dimension de responsabilisation qu’ils ignoraient certainement.
Ici, tout l’arsenal didactique est mis à contribution : illustrations autant que nécessaire, notes de bas de page pour les références réglementaires les plus récentes à la date de parution, encadrés pour les résumés sous forme de petits textes, schémas comparatifs bicolores présentés régulièrement, QR-codes, table des matières très détaillée, bibliographie (1), tableaux.
Mais il faut dire que Fabrice Dubost n’est pas un inconnu. Il nous avait régalés avec son « Piloter à l’ancienne » coup de cœur de l’Aérobibliothèque en 2017. Cette année-là nous aurions juste aimé un petit toilettage de quelques (peu nombreuses) fautes d’orthographe et/ou typographiques. Il est donc dommage, en 2026, de retrouver à nouveau quelques « pétouilles » qu’il aurait été facile de corriger (2).
En résumé, un petit livre chaudement recommandé.
Jean-Noël Violette
Notes :
1) Liste d’ouvrages sources présentés pour la plupart dans l’Aérobibliothèque. Un seul d’entre eux est surprenant, nous l’avions écarté en son temps de nos rayonnages. Mais c’est comme Voldemort, nous allons éviter de le nommer…
2) Pétouilles, outres de simples fautes d’orthographe et/ou typographiques :
* page 13, la deuxième ligne du tableau concerne les ULM biplaces sans parachute, et non pas les ULM biplaces avec parachute ;
* page 39, un néologisme amusant : antisurface. On imagine un pilote de montagne se posant sur de l’antimatière ;
* page 44, un néologisme compliqué : l’avbiocontrôle préventif. On suppose qu’il s’agit d’un autocontrôle ;
* page 62, un double « décrit » dans le premier paragraphe ;
* page 78 et page 79 il faut bien entendu lire « décrochage » et non pas « dérochage » (le dérochage est l’action de nettoyer la surface d’un métal avec un corps gras ou des oxydes).



